Tout savoir sur l’un des sports canins les plus connus : l’Agility

Cani cross, cani VTT, frisbee, obéissance, Ring, mordant..

Si vous cherchez une activité sportive à pratiquer avec votre chien, alors vous avez déjà sans doute entendu parler (peut-être même essayer !) de l’Agility.

Probablement le site de rencontre zoom le plus connu !


Si vous souhaitez en découvrir davantage sur cette belle activité, ludique, à vivre avec son canidé, prenez quelques instants pour lire cet article !


Bonne lecture !

Il était une fois l’Agility…

Eh oui, la naissance de l’Agility remonte maintenant à quelques années (mon année de naissance en fait !… ça commence vraiment à dater ! ;-).


C’est en effet, en 1978, en Angleterre, que cette discipline canine sportive a été inventée, par un certain « John Varley ». En fait, il s’est inspiré de ce qu’il existait déjà… Pour les chevaux ! Et a alors mis en place, pour une réception, une compétition de sauts d’obstacles… Pour chiens !

Celle-ci a eu, immédiatement un grand succès ! 🙂


Elle s’est alors développée assez rapidement, notamment en Europe.

Elle a été homologuée en France, dès le 1er janvier 1988.

L’année suivante, elle devient mondialement connue. Et des concours désormais mondiaux sont organisés régulièrement.

De nos jours, l’Agility est extrêmement connue. Et nombreux sont les clubs canins qui la proposent, parmi toutes leurs activités (cours d’éducation classiques, école des chiots, rééducation, obé rythmée, recherche utilitaire…)  !


En quoi l’Agility consiste t’elle, concrètement ?

Il s’agit d’un parcours d’obstacles, à franchir, par le chien, le plus rapidement possible, et sans erreur.


Le nombre de fautes (le plus réduit possible donc !) est l’élément le plus important dans les compétitions d’Agility.
Le temps d’exécution du parcours vient dans un 2ème temps, pour départager par exemple, deux canidés qui auraient exactement le même nombre de points (selon les franchissements d’obstacles parfaitement exécutés, ou non).

La qualité du parcours (le nombre de réussites, ou de fautes) est étroitement liée à la notion de contrôle du « conducteur » du toutou ! Au maître (ou la maîtresse) d’être bon(ne) et clair(e) pour que le loulou fasse un super parcours ! 🙂


Mais l’Agility est surtout, comme nous allons le voir, une merveilleuse occasion de renforcer le lien, la relation « maître » et « chien ». Et de voir se démultilplier, ou se créer, une très belle complicité.

Les bienfaits de ce sport canin

Pourquoi faire de l’Agility et choisir cette activité sportive canine, parmi toutes celles qui existent de nos jours ?

Un des premiers grands intérêts de l’Agility est, bien sûr, l’activité physique qu’elle procure. Tant pour le canidé, que pour son maître !

Oui, en effet, même pour le maître, l’Agility représente une activité !
Il faut souvent suivre son chien, le guider et donc, en quelque sorte, suivre le parcours aussi… ;-)… Mais sans devoir franchir les obstacles… ça, c’est le privilège réservé au canis lupus familiaris ! 😉

Bien sûr, l’activité pour le maître reste réduite par rapport à d’autres sports canins, type cani cross.

Mais le mix « petite activité physique pour le maître » et « belle dépense pour le chien », intéresse beaucoup de maîtres de loulous ! ;-))


De plus, l’Agility se déroule en parallèle avec plusieurs binômes « chien/humain ». Du coup, elle présente également un aspect social et relationnel indéniable. Tant pour le toutou que pour son conducteur/sa conductrice.


Bien sûr, pour le chien, il s’agit d’une activité extrêmement complète… Et intense !

Physiquement bien sûr. Les chiens, généralement, se donnent à fond dans le franchissement des différents obstacles ! 🙂

Et mentalement également !


Concentration, focus sur le maître, obéissance, respect des consignes données (le loulou est guidé par son maître, sans laisse, uniquement avec des consignes verbales, et posturales)…

Bref, les loulous sont aussi largement stimulés au niveau intellectuel !


L’Agility participe donc aussi grandement à une bonne obéissance du poilu.

Et d’ailleurs, si vous avez déjà essayé l’Agility, ne serait-ce qu’un cours d’initiation dans un club canin, alors vous avez dû réaliser que la pratique demande certaines règles à suivre.


Comme il y a plusieurs binômes en parallèle, bien évidemment, il faut que tout soit cadré !

Donc on demandera à votre loulou d’avoir les bases de l’éducation canine. Et si ce n’est pas le cas, le moniteur du club, ou l’éducateur canin comportementaliste, vous proposera de faire quelques cours d’éducation.

Certains clubs vont même plus loin, en couplant obligatoirement « Agility » et « cours d’obéissance » !

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Quels chiens peuvent faire de l’Agility ?

Est-ce que l’Agility ne serait réservée qu’à certaines races de chiens ?

Comme les Berger australien, les Border Collie, les Berger des Shetland, ou les Berger des Pyrénées ?

Eh bien, non, pas du tout !


L’Agility est possible pour tous les chiens !

Du Chihuahua au Saint Bernard ! Bien sûr, on adaptera le parcours, les obstacles, la vitesse… Au gabarit du toutou !


Attention toutefois, à l’âge, bien évidemment, des canidés.

Des exercices trop longs ou trop intenses sont, bien sûr, à proscrire pour le chiot !

Et les sauts « réglementaires » (des concours) ne sont pas autorisés qu’à partir des 18 (ou 12) mois des chiens (attention aux articulions des loulous !).


Concernant les compétitions, certaines sont réservées uniquement aux chiens LOF (Pedigree) – Championnats mondiaux, et championnat de France.

D’autres, au contraire, sont ouvertes à tous les chiens, de race ou non.


Pour une établir une bonne équité, il a été créé 4 catégories, selon la taille du chien :

  • Catégorie A pour les chiens de moins de 37 cm au garrot
  • Catégorie B pour les chiens de 37 à 47 cm au garrot
  • Catégorie C pour les chiens de plus de 47 cm au garrot
  • Catégorie D, pour des chiens de type molossoïde, ou grandes races : Léonberg, Rottweiler, Dogue allemand…

La hauteur des sauts (pour les haies, entre autres) et la vitesse de déplacement du toutou, visée, sera adaptée, par les juges, à ces différentes catégories, lors des compétitions.

Les obstacles en « Agilité »

Toute la beauté de l’Agility réside dans la multitude d’obstacles qu’elle propose (et de parcours différents à créer !). Qui seront franchis à toute allure par les toutous !

Voyons les principaux obstacles proposés :

  • le tunnel (souple ou rigide)

De longueur variable (et réglable), souple ou rigide, le chien doit le traverser seul. Son conducteur restant à l’extérieur, et le guidant, généralement, dès sa sortie.

Si on leur a bien appris (éducation positive), les loulous adorent généralement passer comme des fous à travers les tunnels !

  • la palissade

Obstacle constitué de deux plans inclinés (comme un toit), que le toutou doit franchir, sans sauter. Les côtés peuvent être plus ou moins « raides », selon le niveau des canidés !

  • la passerelle, ou rampe

Cet obstacle s’apparente à une poutre, que l’on retrouve dans les épreuves de gymnastique, pour nous.

Mais la planche est plus large, et accompagnée de planches inclinées, en entrée et sortie, pour que le toutou puisse grimper, et descendre, facilement, et en toute sécurité.

  • le slalom

Ah ! Obstacle bien souvent très impressionnant à regarder dans des video de concours ! Car les chiens les franchissent à une vitesse impressionnante !

Il s’agit tout simplement de piquets, plantés à égale distance (et plus ou moins rapprochés), entre lesquels le chien doit zigzaguer.

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  • la balançoire

C’est une grande planche, sur laquelle monte le chien. Puis qui bascule quand le loulou franchit son milieu.

Cela permet au chien de mieux appréhender son équilibre. Et nécessite qu’il freine sa course, quand il arrive au point de basculement, pour que la balançoire, bascule tranquillement.

Puis c’est reparti à toute allure ! 🙂

Lors de l’apprentissage, il faut prendre beaucoup de précautions pour que la bascule se fasse délicatement, et ne pas créer de peur chez le chien. 🙂

  • la table

Peut également servir de lieu de départ du parcours, d’arrêt, ou de fin.

Le chien doit monter dessus, et pouvoir exécuter quelques commandes classiques d’obéissance (comme « assis », « couché », « debout »).

  • la zone d’arrêt

Pas un obstacle à franchir pour celui-ci. Mais dans lequel marquer l’arrêt, et rester, le temps demandé.

  • le cerceau, ou pneu

Le chien doit passer à travers cet obstacle, en sautant.

La hauteur est ajustable, selon la taille des poilus, et leurs progrès.

  • la haie

Même principe que pour le cerceau, ou le pneu. Mais il suffit pour le loulou de sauter par-dessus. Généralement simple d’apprentissage, et très apprécié des toutous !

La hauteur, bien sûr, est également réglage.

Une faute par exemple, lors des concours (tout comme dans les parcours pour chevaux) est relevée si le chien fait tomber une haie en franchissant l’obstacle.

  • le saut en longueur

Cette fois-ci, le toutou ne va pas sauter pour passer par-dessus une haie (un obstacle « vertical ») ni à l’intérieur d’un obstacle (pneu, cerceau), mais pour éviter toute la longueur de l’obstacle (horizontal donc).

Il s’agit par exemple de morceaux de bois (ou panneaux de mousse), placés successivement, en parallèle. Bien évidemment, la longueur minimale à sauter varie selon le niveau du chien.

Parcours et épreuves classiques en Agility

Un parcours classique d’Agility compte, généralement, 10 à 20 obstacles.

Les réglementaires sont les suivants : les haies, la passerelle, la palissade (ou toit), la balançoire, la table, le tunnel (rigide ou souple), et le slalom.


Les règles de base à respecter :

– privilégier le parcours sans faute à la vitesse

– créer une zone de contact obligatoire sur la passerelle, la balançoire et la palissade (au moins une patte sur les parties basses)

– à l’entrée du slalom : épaule gauche du chien contre le premier piquet


Concernant les erreurs à noter par les juges officiels des compétitions :

Une faute est comptée dans les cas suivants :

  • barre tombée
  • renversement d’un élément du saut en longueur
  • zone de contact non touchée
  • slalom effectué avec au moins une erreur
  • le fait que le conducteur touche son chien ou un obstacle


Un refus est noté en cas de :

  • arrêt total du chien sur le parcours
  • dérobade latérale devant un obstacle
  • dépassement par le coté de l’obstacle à franchir
  • passage du saut en longueur en marchant sur les éléments, d
  • saut entre le pneu et son cadre
  • hésitation à l’entrée des tunnels

La pénalité, pour une faute, ou un refus, est de 5 points.


Les compétitions d’Agility existent en deux versions :

  • Avec zones de contact : les obstacles suivants sont intégrés : haies, pneu ou cerceau, saut en longueur, passerelle, balançoire, toit, table, tunnel (rigide et souple), slalom.

Comme vu précédemment, sur certains obstacles, le chien doit donc obligatoirement marquer la zone de contact.

  •  Jumping : n’utilise que des obstacles sans contact : à sauter, tunnel, slalom.

Où pratiquer cette discipline canine sportive ?

Pour pratiquer l’Agility, il vous faudra aller dans un club canin.

Il y a de grandes chances d’en trouver un près de chez. Il y en a plus de 400 référencés à la Société Centrale Canine.
Via ce club canin, ou association, vous pourrez obtenir la licence nécessaire à la pratique de l’Agility. (délivrée par la Commission Nationale Education et Agility – CNEA).


La plupart des clubs proposent une séance d’initiation, profitez-en !

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Comment devrait se passer une séance de découverte

Idéalement, voici comment devrait se dérouler votre séance d’initiation à l’Agility (cela peut beaucoup dépendre, selon les moniteurs et méthodes de dressage), pour l’apprentissage des obstacles :

  • étape de découverte et familiarisation à l’obstacle :

chaque nouvel obstacle sera abordé seul, de manière indépendante. Pour laisser au loulou le temps de s’habituer à lui, et limiter les possibilités d’erreur, dès le départ !

  • apprentissage du mot clé désignant l’obstacle

dans un premier temps, on se fixera comme objectif le franchissement de l’obstacle (niveau de difficulté de l’obstacle au plus bas, puis progression en fonction du chien). Par la suite, et par conditionnement classique, on introduira un ou plusieurs signaux pour chaque obstacle (ou groupe d’obstacles). 

  • intégration d’un nouvel obstacle dans un parcours :

une fois familiarisé à un nouvel obstacle (par exemple la haie), on l’introduira dans une séquence très courte d’autres obstacles parfaitement assimilés (exemple le pneu, puis le tunnel). 


En parallèle des obstacles eux-mêmes à franchir, il faudra que votre chien respecte certaines règles de bonne conduite, pendant les moments d’attente.

Et notamment :

  • faire preuve de sociabilité
  • rester calme en présence de congénères sur le terrain
  • attendre son maitre en cas de reconnaissance du parcours


En parallèle de vos futurs entraînements d’agility, ou de poursuite d’initiation, l’éducation ou l’obéissance de votre canidé sera à travailler.


Certains éléments seront en effet indispensables :

  • le focus sur le maitre
  • le suivi naturel (conduite à droite et à gauche)
  • le pas bouger (départ sur ordre/zone de contact)

Pour le choix de votre future pratique d’Agility, privilégiez vraiment les clubs travaillant par jeux, par renforcement positif, et évitant à tout prix la contrainte (forcer le chien à franchir un obstacle par exemple).

Cela existe encore, malheureusement !

Comment Eduquer Son chien Avec Bienveillanc

En attendant l’Agility…

Vous avez prévu d’essayer prochainement une session d’initiation ?

En attendant, vous pouvez déjà travailler quelques éléments avec votre loulou.


Je vous propose deux exercices avec votre chien :

  • « Monte ! »
  •  « Saute !»


Pour travailler l’exercice « Monte ! », vous pouvez vous placer devant un petit banc (très bas) (ou tout ordre obstacle adapté), et tapoter dessus en motivant votre chien pour qu’il monte dessus, de manière assez naturelle et facile.

Dès qu’il le fait, le récompenser (jeu, friandises, caresse… selon sa motivation).

S’il a des difficultés à monter naturellement sur le banc, vous pouvez utiliser un leurre : friandises, jouets…

A faire plusieurs fois par jour, et à associer au mot « Monte ! » quand votre chien réalise le comportement.


Pour travailler le « Saute ! », vous pouvez, lors de vos balades, avec votre chien en laisse (mais laisse bien détendue, sans tirer), le motiver pour qu’il vous suive, en courant tranquillement à vos côtés. Et sauter, vous deux, une branche, ou un petit tronc d’arbre par exemple.

De manière ludique, amusante pour vous, et lui.

Répéter régulièrement le jeu, en disant « Saute ! » quand vous sautez.


Et surtout… Amusez-vous avec votre loulou !

Pensez aussi à la santé de votre toutou ! Et aux éventuels frais très importants pouvant en découler !
Demandez un devis pour une assurance !
C’est gratuit et ne vous prendra que quelques instants !

Sante Vet

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