Test de Campbell : pour mieux choisir votre chiot ?

Vous êtes sur le point d’adopter un chiot ?

Vous voulez mettre toutes les chances de votre côté pour bien choisir votre futur chien ?

Il vous est alors possible de procéder à quelques tests de caractère, ou de comportement.
Le plus connu d’entre eux est sans doute le test de Campbell.

Bien conduits, ces tests pourront donner des indications sur le futur canidé.
Mais ils restent à utiliser avec recul, et sans prendre les résultats obtenus comme quelque chose de trop figé.
Simplement comme de bonnes bases.


Bien choisir un chien est une démarche complexe, qui mérite la prise en compte de nombreux facteurs.


Alors avancez tranquillement, et sereinement, pour choisir le toutou qui vous accompagnera de nombreuses années. 🙂


Bonne lecture !

Le Test de Campbell

Créé par l’éthologue américain William Campbell, dans les années 70, ce test a pour but de prédéfinir des tendances comportementales chez le chiot.

Il est valable pour toute race de chien (et aussi pour les poilus issus d’un croisement, bien sûr).

Il concerne aussi bien mâle que femelle.

Et est applicable pour toutes les tailles de chiens (de la miniature à la géante) allant ainsi du Chihuahua, Bichon maltais ou Spitz nain, en passant par le Berger Australien ou le Dalmatien… Jusqu’au Bouvier bernois, Mastiff ou Montagne des Pyrénées !

Il est censé aider un futur propriétaire de toutou, à choisir le canidé le plus apte à la vie qui lui est destinée (chien de famille, chien de travail…).


Ce genre de tests a été perçu très différemment selon les époques.

Très suivi il y a des années, décrié par la suite.
Selon, aussi, des méthodes d’éducation qui progressent, et des nouvelles données de l’éthologie.


Il a été beaucoup pratiqué pour la sélection :

  • des chiens de travail ou chien de garde (Berger allemand, Berger belge – Malinois notamment, Rottweiler, Dobermann, Border collie, Shetland, Berger de Beauce (Beauceron)…),
  • des chiens de chasse (Epagneul, Beagle, Braque de Weimar, Braque allemand, Coker, Griffon, Basset hound, Fauve de Bretagne, Barbet, divers chiens d’arrêt et chiens courants…),
  • des chiens nordiques et primitifs (Malamute, Husky, Akita inu…)
  • et des chiens d’assistance (chien guide comme le Labrador ou le Golden retriever notamment).

Si vous voulez pratiquer ce genre de tests de comportement pour votre futur chiot, je vous invite à suivre toutes les indications mentionnées dans la suite de cet article.

Et surtout, à ne considérer ce genre de test uniquement, à mon sens, pour ce qu’il est : un test fait à un moment donné, dans un contexte donné.
Et donc, dont les résultats peuvent être biaisés par de très nombreux facteurs.

Il est, en effet, bien évident que de multiples critères peuvent venir perturber la réalisation (et les résultats) du test de Campbell :

  • votre manière de le réaliser. Malgré une volonté de bien faire, il est tout à fait possible de modifier totalement les réponses des chiots.
    Par exemple, selon la confiance, ou au contraire, la crainte que vous pourriez créer, bien involontairement, chez eux !
  • l’état de forme, d’éveil des chiots à l’instant même de la réalisation du test.
    Et cela, d’ailleurs, tout comme lors de votre visite à l’élevage par exemple !
    Tel chiot, d’ordinaire très vif, pourrait tout à fait se montrer bien « mou » lors de votre venue… S’il venait juste de manger par exemple, ou sortait de sieste. Ou, inversement, avait grand besoin de dormir !
  • le fait que le test ait été, ou non, déjà pratiqué par exemple !
    Cela pourrait donc le rendre plus « habituel » aux chiots… En tout cas, moins « inhabituel ». Et cela pourrait aussi, sur le principe, impacter les réactions des chiens.

Bref, si vous souhaitez réaliser le test de Campbell avec votre futur chiot, eh bien faites-le.

Mais je vous invite surtout à bien observer les chiots.
Et questionner un maximum l’éleveur, qui connaît très bien sa portée, et qui pourra vous en dire beaucoup plus sur chacun des petits canidés !

Alors, surtout, prenez votre temps pour également bien sélectionner… L’éleveur !

Et ayez aussi toujours en tête que les traits de caractère génétiques de votre canidé (qui pourront donc être décelés via ce genre de test) seront très grandement modifiés dans les prochains mois.
Par son nouvel environnement,
par les relations qu’il aura avec vous,
par l’éducation que vous lui apporterez.
Et par toutes les phases de développement ultra importantes qu’il vivra, notamment la socialisation.

Ils ne reflètent donc pas complètement le chien adulte qui sera à vos côtés d’ici quelques temps. 🙂

Conditions de réalisation du test de comportement

Le test de Campbell doit être pratiqué à un âge très précis du chiot (40 à 50 jours). Sans cela, il n’aurait plus d’intérêt.


Il doit être réalisé dans un lieu calme, fermé, que le chiot ne connait pas (très important).

Il peut être mené par l’éleveur bien sûr, un vétérinaire… Ou toute personne le souhaitant.

Mais il faut, impérativement, que ce soit vous, futur propriétaire du chien, qui le réalisiez surtout !

En aucun cas, il ne doit être fait uniquement par l’éleveur. Si ce dernier vous informe qu’il a déjà fait le test, pour toute la portée, c’est très bien… Mais refaites- pour tous les chiots qui vous intéressent !

Si vous le pratiquez sur plusieurs chiots, c’est à tour de rôle, bien sûr.

Chaque chiot sera seul dans la pièce avec vous.

Quand vous avez terminé avec un chiot, vous le caressez bien, et le félicitez. Puis remettez-le tranquillement dans la portée avec ses frères et sœurs. Et passez au chiot suivant.


Bien évidemment, inutile de vous préciser de manipuler avec les plus grandes précautions, et la plus grande douceur, tous ces petits chiens.

Et prendre garde à ce que ce test ne soit pas perçu comme une punition, ou quelque chose de désagréable pour ces loulous.

Vous ne devrez pas parler au chiot, ni l’encourager, ni le caresser. Mais simplement réaliser les différentes étapes du test de Campbell, que nous allons découvrir maintenant.

Le test comporte 5 étapes.
Pour chacun d’elles, il vous faudra suivre les indications, et notez la réaction du chiot parmi les réponses proposées.

Test de Campbell – Etape 1 : Test d’Attraction

Après avoir posé doucement le chiot à terre, par exemple au centre de la pièce dans laquelle vous ferez le test, éloignez-vous de lui de quelques mètres.
Frappez alors légèrement dans vos mains…
Et observez le comportement du chiot :

  1. Il accourt immédiatement, queue haute, vous saute dessus et vous mordille les mains
  2. Il accourt immédiatement, queue haute, gratte vos mains avec ses pattes
  3. Il accourt immédiatement en remuant la queue
  4. Il vient, hésitant, queue basse
  5. Il ne vient pas

Test de Campbell – Etape 2 : Test d’Acceptation de la Domination

Caressez le chiot, en position couché (en sphinx), tout en exerçant une pression sur sa tête et sur son dos, lors des caresses.
Si le chiot remue ou a des comportements ne correspondant pas aux réponses ci-dessous, poursuivez vos caresses, avec votre très légère pression, jusqu’à pouvoir classer les comportements du chiot parmi les propositions suivantes :

  1. Il se débat en griffant, se retourne, grogne et mordille
  2. Il se débat, et se retourne pour griffer
  3. Il se débat, se calme et lèche vos mains
  4. Il se retourne sur le dos et vous lèche les mains
  5. Il s’éloigne

Test de Campbell – Etape 3 : Test d’Aptitude à Suivre

Alors que vous vous trouvez à proximité du chiot, levez-vous et déplacez-vous lentement.
Tout en restant dans le champ de vision du chiot (et en vous assurant qu’il vous voit bien toujours).
Notez alors la réaction du toutou :

  1. Il vous suit immédiatement, queue haute, en vous mordillant les pieds
  2. Il agit de même, mais sans mordiller
  3. Il vous suit en hésitant, queue basse
  4. Il ne vous suit pas, et s’éloigne

Test de Campbell – Etape 4 : Test de la Position Soulevée

Soulevez le chiot délicatement, de vos deux mains placées sous sa poitrine (paumes dirigées contre la poitrine), et maintenez-le ainsi tranquillement, 30 secondes.

Notez ses réactions, parmi les choix suivants :

  1. Il se débat violemment, grogne et mord
  2. Il se débat violemment
  3. Il se débat, se calme et lèche vos mains
  4. Il ne se débat pas et lèche vos mains

Test de Campbell – Etape 5 : Test d’Acceptation à la Contrainte

Après avoir doucement mis le chiot sur le dos, maintenez-le ainsi 30 secondes.
Tout en appliquant une main sur sa poitrine.

  1. Il se débat violemment et mordille
  2. Il se débat jusqu’à se libérer
  3. Il se débat et finit par se calmer
  4. Il ne se débat pas et lèche vos mains
education-chiot

Résultats et Interprétations  

Majorité de réponses 1 :

Ces chiots ont tendance à réagir avec des comportements dominants et agressifs. Ce ne sera pas forcément des chiots à mettre entre toutes les mains. Pour un chien de compagnie, ou chien de famille (avec enfants ou personnes âgées par exemple) mieux vaut s’orienter sur un autre profil.
En revanche, ces chiots pourraient faire de bons chiens de travail, ou de garde, avec une bonne éducation ou dressage spécialisé. (métier de maître-chien, brigade cynophile…)


Majorité de réponses 2 :

Tout comme les chiots de la catégorie 1, ceux-ci ont tendance à réagir de manière dominante. Mais sans tomber dans l’agressivité. Ce seront probablement de bons chiens de travail, nécessitant une éducation bien menée (douce et ferme, cohérente).

A ne pas privilégier non plus pour une famille avec jeunes enfant.


Majorité de réponses 3 :

Ces chiots paraissent tout à fait équilibrés, et aptes à s’adapter à beaucoup de contextes et d’environnements.
Ils représentent, a priori, de futures excellents chiens de famille. Sans contre-indication pour enfants, autres animaux de compagnie, ou personnes âgées au sein du foyer.


Majorité de réponses 4 :

Il s’agit de chiots a priori soumis, ou très soumis. A ne pas choisir pour des chiens « de travail ». A éduquer avec beaucoup de douceur, pour augmenter leur confiance, les rassurer. Surtout, leur assurer une très belle socialisation.


Majorité de réponses 5 :

Chiots a priori inhibés. La socialisation fait probablement déjà défaut. En tout cas, ces chiots seront très probablement délicats à socialiser et à éduquer. A ne pas mettre entre toutes les mains. Risques de morsures, en cas de peur notamment.

Il est tout de même conseillé de recommencer le Test, un autre jour, pour ce type de chiots. Les résultats ont pu être modifiés par divers facteurs (âge du chiot, repas pris avant, sommeil, stress…). Aussi, il convient de les confirmer, ou infirmer.

Les Autres Tests de Caractère du Chien

Le Test de Queinnec (Ou Test du Jouet Animé de Queinnec)

Dans ce test, l’idée est de voir la réaction spontanée du chiot, face à un nouveau stimulus. En l’occurrence, il s’agira, idéalement, d’un jouet en forme de chien. Animé, de manière à pouvoir avancer, remuer la queue, aboyer, faire du bruit…


Les réponses apportées par le chiot peuvent se classer dans les catégories suivantes :

  • la curiosité,
  • la fuite,
  • la peur,
  • l’attaque,
  • la raideur (se figer)
  • l’indifférence

Comment procéder concrètement pour réaliser le test de Queinnec ?

Tout comme pour beaucoup d’autres test canins, il faudra tout d’abord placer le chiot dans une pièce calme, sans autres distractions, et inconnue pour le loulou.

On le laissera tranquillement découvrir ce nouveau lieu, renifler, prendre les odeurs de cette pièce, sans intervenir.

On introduit ensuite le jouet, en le dirigeant dans la direction du chiot.

Et on observe alors sa réaction face à ce stimulus (qu’il ne connait pas, bien évidemment) :

  • il assimile le jouet à un chien. Il recule d’abord, dans un premier temps, en étant un peu inquiet. Puis il s’approche, et va flairer le « chien » vers la queue. Il peut rester un peu inquiet car cet objet ressemble fortement à un chien, sans en être. Tout cela est donc bien déconcertant pour le chiot ! Il peut alors bien se fixer sur ses pattes, tout en s ‘étendant au maximum, pour se rapprocher.

Cette réaction est assimilée à une réaction tout à fait normale, d’un chiot équilibré.

  • il aboie, menace le jouet, sans arrêter.

Ceci traduit davantage un chien anxieux. Attention à l’âge qu’a déjà le chiot, car il faudra bien insister sur la phase de socialisation, primordiale. Et donner confiance au loulou, pour qu’il devienne un adulte équilibré, sûr de lui et bien dans ses pattes.

  • il attaque le jouet, et le mord !

Cette réaction s’apparente à celle d’un chien rebelle. A réserver pour un maître connaissant bien l’éducation canine, et qui saura parfaitement éduquer, en douceur, ce loulou.

  • le chiot ne manifeste aucune réaction particulière face au jouet, mais reste attentif.

Il s’agit alors d’une réaction équilibrée, et d’un futur loulou a priori bien dans ses pattes, et relativement indépendant.

  • le chiot part se cacher derrière un meuble, une chaise, un objet.

Ceci témoigne alors d’un caractère peureux. Il faudra l’aider à prendre confiance, via une éducation bienveillante, positive.


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Le Test de Breteau, ou le Test du Miroir

Probablement le test le plus simple à réaliser… Quand on a un miroir ! 😉

Il suffit de placer un miroir suffisamment grand, dans une pièce inconnue pour le chiot, et de voir sa réaction.

Il faut attendre que le chiot ait 9 ou 10 semaines pour réaliser ce test de comportement.

Contrairement, au test de Campbell, ou au test du jouet de Queinnec, qui peuvent être faits avec des chiots plus jeunes.

Les réactions du chiot sont alors classées selon trois catégories, définissant le caractère du loulou :

  • le comportement d’un chien sociale, équilibré et confiant :

le chiot alterne des phases d’immobilité, d’approche (tentatives de contact) et de recul. Le tout de manière bien nette. Les phases sont bien distinctes. Le chiot regarde bien son image dans le miroir.

  • le comportement d’un chiot sociable, moins confiant, plus « dominé » :

Idem, on remarque une alternance de phases d’immobilité, d’approches, de reculs… Mais le tout, de manière plus brève.

  • le comportement d’un chien peu sociable, à tendance craintive :

le chiot va rester longtemps immobile, en fixant bien son image. Il finira par « décrocher » en tournant la tête, mais pas dans l’immédiat. Il peut aussi fuir ou grogner.



Si vous êtes sur le point d’acheter un chien, essayez au maximum de privilégier, comme évoqué en début d’article, un bon éleveur.
Celui-ci travaillera consciencieusement, pour améliorer la ou les races qu’il a choisie(s). Et vous guidera au mieux dans le choix du chiot.

Et allez le voir plusieurs fois… 🙂


Pour trouver plus facilement un chiot, (Pedigree/Lof) ou des éleveurs, vous pouvez aussi vous renseigner auprès de la société centrale canine.


Belle route à vous avec votre futur canidé ! 🙂


Et pour être serein(e) par rapport aux futures dépenses de santé à prévoir, je vous invite fortement à vous renseigner auprès d’une assurance santé, pour votre chien.
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Sante Vet



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