Pour en finir avec les mordillements de son chiot !

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Accueillir un chiot à la maison est bien souvent un moment très particulier !

 

Un nouveau petit compagnon vient agrandir la famille. Des nouvelles habitudes, de nouveaux repères, de nouveaux échanges vont bientôt s’installer.

 

Parmi tous les énormissimes plaisirs d’avoir un chien à la maison, apparaissent, aussi, quelques petits désagréments… Bah, rien de bien méchant.

 

Et après tout, c’est bien normal ! Les chiots ne sont encore que des bébés… 🙂

 

Parmi ces petits aspects moins agréables des tout jeunes canidés, citons par exemple les soucis de propreté (ou plutôt de « malpropreté » 😉 ). Il faudra donc vous attendre, obligatoirement, à avoir quelques petits accidents (pipis-cacas) chez vous. C’est inévitable !

Le temps qu’une bonne éducation ne se mette en place.

 

Et puis, il y a aussi le cas…

Du chiot qui mordille !

Là, bien sûr, tout comme la propreté, c’est inévitable…

Sauf que, si la situation ne se règle pas rapidement, les mordillements du toutou peuvent, finalement, devenir problématiques !

 

Alors, comment faire pour calmer rapidement un chiot qui mordille ?

 

Quelles solutions d’éducation mettre en place ?

 

Vous voulez tout savoir sur les mordillements des canidés ?

 

Alors vous serez fixé(e) dans quelques minutes, après avoir découvert cet article…

 

Bonne lecture !

 

 

 

Mieux comprendre les mordillements du chiot

 

 

Les mordillements du jeune chien constituent un « problème », du moins une « gêne », dont on entend très souvent parler les nouveaux maîtres.

 

Alors, pourquoi ce comportement canin (parfois désagréable, pour nous, humains), est-il, manifestement, si répandu ?

 

Qu’est-ce qui peut expliquer autant de mordillements chez les toutous ?

Découvrons ensemble les trois principales raisons.

 

 

Raison #1 : le développement du chiot

 

Eh oui, tout simplement…

 

Les mordillements des chiots se produisent à une période bien spécifique de la vie des canidés.

 

En gros, dès l’âge de 4 semaines, les chiots commencent à devenir plus à l’aise niveau des déplacements. Un peu plus coordonnés, moins « bancals », un peu plus stables. 🙂

La phase d’exploration pour ces petites boules de poils à 4 pattes, a déjà commencé. Et elle se poursuit désormais grâce à leur gueule.

 

Et comme ces tout jeunes canidés découvrent et explorent le « monde » grâce à leur bouche, eh bien il est fort logique que le mordillement fasse donc partie intégrante de cette découverte !

Les canidés risquent donc, bien logiquement, d’avoir tendance à mordiller, mâchouiller… Tout ce qui sera sur leur passage !

Y compris les mains, les chaussures, les bas de pantalons des personnes qui viennent leur rendre une petite visite !

 

De plus, à 4 semaines, c’est également la période de l’apprentissage de l’inhibition de la morsure. Concrètement, lors des phases de jeux, de bagarres entre les chiots, et lors des échanges avec la mère, le chiot ou la mère mordus un peu trop fort pousse alors un petit cri, plutôt aigu. C’est le signal que la morsure a été trop forte. Et qu’il ne faudra plus la répéter.

Ainsi, un chiot entouré de ses frères et sœurs canins, et de sa maman, dans un environnement bien équilibré, va sereinement apprendre à contrôler sa morsure.

 

Bien évidemment, malheureusement, cet apprentissage ne se réalise pas toujours. Ou du moins, pas toujours comme il le faudrait.

Et des problèmes plus importants peuvent donc survenir, quelques mois plus tard, pour le jeune toutou et ses maîtres…

 

Il y a aussi une période beaucoup plus propice aux mordillements pour les toutous.

Quand ils perdent leurs dents ! Les gencives sont alors douloureuses. Et le besoin de mâchouiller encore plus fort !

Il faudra donc que le chiot puisse mordiller, mâchouiller…

Mais pas ses humains (ni d’autres d’ailleurs !) 😉

 

 

Raison #2 : le renforcement des mordillements

 

 

En éducation canine, on en revient souvent à cela… Le renforcement des comportements !

Volontaire, ou bien souvent involontaire plutôt !

 

Qu’est-ce que cela veut dire, concrètement ?

 

Schématiquement, le renforcement est une réponse obtenue par le toutou, qui va confirmer que son comportement était intéressant. Et qui va donc favoriser la reconduite de celui-ci.

 

Un exemple simple et fréquent :

votre jeune toutou saute sur les gens… Qui accueillent ce saut en caressant le loulou. Le jeune canidé comprend alors que ce comportement (sauts) lui apporte ce qu’il veut (les caresses).

Il s’agit donc d’un renforcement de ce comportement.

 

Et donc, bien évidemment, comme dans cet exemple ci-dessus, beaucoup de renforcements ne vont pas dans le bon sens (en tout cas, du point de vue des humains) !

Et les toutous sont, bien involontairement de la part de leurs maîtres, renforcés dans leurs « mauvais » comportements.

 

Et cela existe, bien entendu, aussi pour le cas du toutou qui mordille…

 

Pour les mordillements, quelles pourraient donc être les réponses du maître, qui renforceraient les canidés ?

 

Par exemple :

 

  • tout simplement rire, sourire, trouver cela amusant quand le canidé vient vous mordiller. Cette simple réponse, a priori, anodine, va vite être interprétée, par le jeune canis lupus familiaris, comme « c’est ok, tu peux continuer » .

 

  • continuer à jouer avec lui, voire l’encourager.

Cela est malheureusement un grand classique ! vous commencez à jouer avec votre chiot… En toute logique, il finit par vous mordiller les mains, les poignets, les vêtements… Et… Vous continuez quand même à jouer !

Du coup, pour lui, « mordiller = poursuivre le jeu ». Voilà un très bon renforcement pour lui !

 

  • encore plus simple… Accepter que le loulou commence à vous mordiller. S’il le fait et que rien de « particulier » ou de « non habituel » n’arrive de votre part, alors le loulou va continuer… Et très rapidement, il va comprendre que c’est ok. Il peut venir et vous mordiller quand il veut.

 

  • ou agiter les mains devant lui, voire les retirer. Cela peut être perçu comme un jeu bien marrant pour le jeune toutou !

 

 

Pour terminer cette partie consacrée au renforcement, il y a aussi un autre élément très important à prendre en compte chez nos amis à 4 pattes.

 

Leur degré d’excitation !

 

Ainsi, les mordillements sont bien souvent exacerbés (et renforcés) quand l’excitation monte (chien qui s’agit davantage dans tous les sens, qui devient survolté, qui peut japper, gronder….).

Et à ce moment précis, si nous poursuivons l’interaction avec le canidé, celui-ci n’apprend qu’une chose : on peut jouer en s’excitant à fond… Et en mordillant !

 

C’est classiquement exactement ce qu’il se passe avec les enfants !

 

Le chiot leur court après, les enfants crient et courent de plus belle… Le chiot accélère, jappe, mordille les pieds (surtout que les enfants sont souvent pieds nus, ou en chaussettes, ce qu’adorent, en général, les chiots !)… Qui crient encore plus…

Bref, il faut alors calmer tout ce joli petit monde ! 😉

 

Il faudra donc que le jeune toutou apprenne autre chose… Qui soit plus intéressant pour ses maîtres, que de s’exciter !

 

 

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Raison #3 : le besoin de mastication du chien

 

Le chiot, et plus généralement, le chien présente un grand besoin de mastiquer, de mâchouiller. Cela fait partie de son patrimoine génétique

Et cela le détend, l’apaise, le fait se dépenser.
Vous ne pourrez donc pas empêcher votre canidé d’avoir ce besoin, cette envie. Et d’ailleurs cela n’aurait aucun intérêt !

 

En revanche, il va falloir canaliser ce besoin fondamental de votre toutou. Et y répondre au mieux, chaque jour.

Sinon, le chiot risque bien de trouver tout seul, ses propres solutions. 😉

Et à ce moment-là, il mâchouillera tout ce qui lui semble intéressant :

 

  • pieds de meubles
  • chaussures
  • vêtements
  • câbles électriques,
  • .. Et j’en passe !

 

Nous verrons, dans la partie suivante, quelles solutions proposer à votre toutou, pour éviter ces « dégâts ».

 

Un autre grand besoin fondamental de nos amis les chiens est de se dépenser physiquement. Cela va de pair avec le besoin de mastication.

Et cela représentera donc, une solution, à intégrer obligatoirement dans les réponses à cette problématique du chiot qui mordille.

 

 

Agir pour stopper les mordillements du jeune toutou

 

 

Alors, concrètement, comment faire pour que notre toutou arrête de tout mordiller, et spécialement nos mains, nos manches, nos pieds… ?

Et ceux et celles des personnes qui ont le malheur (ou le bonheur ! 😉 ) de croiser le chemin de ce petit monstre poilu à 4 pattes ?

 

solution #1 : stopper les mauvais renforcements

 

Eh oui, bien évidemment !

Il va falloir, immédiatement, arrêter de renforcer le toutou dans ses mordillements.

 

Comment faire, concrètement ?

 

Je vous propose 3 solutions, qui fonctionnent très bien.

 

     > Pousser un petit cri

 

Tout comme le faisaient ses frères et sœurs ainsi que sa mère, dans le cadre de l’apprentissage de la morsure inhibée, vous pouvez poursuivre dans cette voie.

 

C’est à dire qu’à chaque fois que votre loulou va poser ses petites dents pointues sur vous (et avant même d’avoir mal), vous pourrez pousser un petit cri aigu.

 

Pas trop fort. Sans plus d’émotions que cela (pas un cri de panique ni de douleur).

 

Mais exactement comme le faisaient ses frères et soeurs, et sa maman chien.

 

Il y a de grandes chances pour que le jeune canidé arrête alors immédiatement ses mordillements. (il connaîtra déjà, très probablement, la signification de ce petit cri de détresse)

 

Mais, ce n’est pas aussi simple… 😉

Car, selon le cri que vous allez pousser, la réponse de votre toutou peut totalement varier !

En effet, selon son intensité, son volume… Ce petit cri peut, au contraire, faire plus s’exciter le canidé ! Qui repartirait alors, de plus belle, dans sa phase de jeux, et de mordillements avec vous.

 

Si toutefois cela était le cas, il suffirait de passer aux solutions que vous allez découvrir dans la suite.

Mais cela vaut vraiment le coup de tester cette première réponse. Elle est simple, facile à appliquer… Et souvent efficace.

 

      > Stopper l’interaction

 

 

Si vous avez tenté, et sans succès, la réponse précédente, alors il faudra appliquer cette autre solution, pour stopper votre chiot qui mordille.

 

Dès que votre chiot se mettra à vous mordiller (donc dès que vous sentez ses petites dents pointues sur vous – et totalement indépendamment de la présence, ou non, d’une douleur), vous stoppez immédiatement l’échange que vous aviez avec lui.

Vous étiez en train de jouer ? Arrêtez.

Vous lui parliez ? Arrêtez.

Et ignorez-le complètement, quelques instants.

 

Si votre loulou s’arrête de vous mordiller, alors parfait. Vous pourrez reprendre l’interaction avec lui.

 

Mais, parfois, ou souvent, le fait d’ignorer un comportement… Va conduire à une « explosion » de celui-ci… C’est à dire que le loulou va continuer, du moins les 1ères fois, à proposer ce même comportement, pour voir votre réaction… Et avant d’être capable de proposer autre chose.

 

Mais continuer à ignorer peut être tout à fait efficace… Si vous êtes capable « d’encaisser » le comportement que le toutou risque de continuer à produire (le temps qu’un changement ne se produise en tout cas).

 

 

      > Quitter la pièce

 

 

Si vous avez essayé cette solution, et ignoré votre toutou, mais que celui-ci continue à vous mordiller, alors vous pourrez… Quitter la pièce dans laquelle vous étiez.

 

De cette manière, vous êtes bien sûr(e) que votre canidé sera « ignoré » et non plus renforcé dans son comportement (il s’agira même d’une punition : vous lui retirez quelque chose d’agréable : votre présence, l’interaction avec lui).
Vos revenez quelques instants plus tard, le temps que votre canidé se soit calmé.

 

A contrario, c’est lui que vous pouvez mettre dans une pièce, à part, quelques instants.

 

Comme vous l’aurez deviné, ces solutions (du moins celle qui fonctionnera le mieux pour votre chiot) sont à appliquer systématiquement.

Il est bien évident que si vous ne les faites qu’1 fois sur 2, lors des mordillements de votre chien, alors celui-ci continuera, plutôt, à être renforcé dans ce mauvais comportement.

Donc, à vous de vous discipliner. 😉

 

 

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solution #2 : répondre aux besoins de son chiot

 

En fait, il s’agit là d’une solution « de fond ».

Qui complètera parfaitement les réponses vues juste précédemment. Qui, elles, sont à utiliser à l’instant même des mordillements du jeune canis lupus familiaris.

 

Alors, pourquoi vouloir répondre aux besoins fondamentaux de mastication et de dépense physique du toutou ?

Eh bien tout simplement car sinon, votre chiot risque de se transformer en une véritable pile électrique !

Qui sera prête à tout mordiller, mâchouiller, courir et sauter de partout… Pour se calmer, s’apaiser, et dissiper le trop plein d’énergie emmagasinée.

 

 

   

      > Les sorties et les jeux

 

 

Il sera donc indispensable de bien sortir votre chiot. (Attention, activités à adapter à son page et à sa morphologie, bien évidemment).

Et de le laisser pouvoir renifler, sentir, découvrir à volonté… De nouvelles odeurs, les traces laissées par ses congénères, peut-être par d’autres animaux…

En « prendre plein les narines » est aussi quelque chose de fondamental pour un toutou. Et permet de beaucoup le calmer.

 

Il faut donc que votre loulou soit détaché (si le lieu est sécurisé), ou attaché avec une longe, de manière à avoir une longueur suffisante pour un peu de liberté.

Lors de vos sorties en ville, privilégiez les laisses assez longues également (minimum 1,50m), pour que votre toutou puisse justement sentir tout ce qu’il a à découvrir.

 

Idem pour les jeux.

Permettez à votre loulou de jouer avec vous (en contrôlant l’excitation), pour se dépenser physiquement. (Attention à ses articulations).

 

 

      > Les objets à mordiller et à mâcher

 

 

Si vous voulez éviter que votre chiot ne mordille tout ce qui se présente à lui, chez vous, alors laissez-lui, chaque jour, des objets à mâchouiller !

 

Ce sera la meilleure prévention de « bêtises » que vous pourrez faire, couplée à la dépense physique.

 

Il existe maintenant, depuis quelques années, énormément de produits pour votre toutou.

 

Bien sûr, les traditionnels et bien connus jouets, type Kong, à remplir. Par exemple avec de la viande hâchée, puis à placer au congélateur quelques heures.

Votre loulou prendra ainsi un bon moment à lécher, mâchouiller, cette « glace » bien sympathique pour lui.

 

En parallèle, beaucoup de produits animaux, naturels, seront parfaits pour occuper et faire mordiller et mâcher votre chiot.

 

Parmi ces produits, pour les petits chiens plutôt (ou les chiens âgés) :

 

  • oreille de lapin, oreille d’agneau, peau de lapin

 

Pour les chiens de taille plus grande :

 

  • oreille de boeuf, peau de boeuf, de sanglier ou de chevreuil

 

Parmi les objets à mâchouiller, qui sont relativement durs :

 

  • le bois de cerf
  • le museau de boeuf
  • corne
  • le tendon d’Achille
  • les sabots (de vache par exemple)

 

Evitez les os en peau, que l’on trouve facilement dans les animaleries, et qui sont bourrés d’adjuvants ou de colles.

 

Il faudra laisser en permanence à votre chien, ou chiot, ce type d’objet à mâchouiller.

Vous pouvez, par exemple, une fois par jour, un produit qui occupe votre chien 10 ou 15 minutes, et qui se mange totalement.

Et laissez, en permanence, un objet plus dur, qui ne se mange pas entièrement, ou pas facilement du moins, et qui va permettre à votre loulou de se dépenser en le mastiquant. (bois de cerf, sabot….).

 

Idéalement, avoir plusieurs de ces produis, pour faire un roulement.

Cela évitera à votre chien de se lasser de ces super objets.

 

Attention, si votre chiot, ou chien, a tendance à être vraiment glouton, et à avaler « tout rond » ce que vous lui donnez, alors donnez-lui essentiellement des grosses pièces.

Afin qu’il soit bien obligé de les mâchouiller pour pouvoir en manger des morceaux.

 

Si votre chien n’est pas encore habitué à beaucoup mâchouiller ce type de produits, commencez par ceux qui restent relativement mous et faciles à mordre. Sinon, votre chien pourrait s’en désintéresser.

 

Et soyez également patient(e)… Les mordillements du chiot ont tendance, naturellement, à disparaître avec le temps…

 

 

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