Vous en avez marre des aboiements intempestifs de votre toutou ?

Votre chien aboie… Un peu, beaucoup, trop, à la folie ? 😉

Vous avez déjà testé plusieurs solutions pour le faire taire ?

Vous avez suivi plusieurs conseils d’éducation, ou de rééducation

Mais pour l’instant, les jappements de votre toutou sont toujours aussi présents ?

Et deviennent même vraiment pénibles ?

Pour votre voisinage également ?

Alors prenez quelques minutes pour découvrir notre article, et faire un point complet sur les aboiements de nos canidés !

Causes, solutions efficaces, fausse bonne idée… … Et plus encore !

Bonne lecture !

Les 4 causes d’aboiements les plus fréquentes

Afin de pouvoir gérer au mieux les aboiements de votre chien ou de votre chiot (si, si, les jappements peuvent démarrer très tôt ! 😉 ), il est important et constructif, d’essayer d’en comprendre les raisons.

Sinon, les seules solutions possibles seraient alors le traditionnel « Non ! » (que la plupart des maîtres emploient déjà, au quotidien, beaucoup trop !).

Ou l’apprentissage de la commande « Silence ! » ou « Stop ! » (peu importe le mot, bien sûr). Qui peut être fort utile d’ailleurs, mais pas en unique recours anti-aboiement, simplement.

(Nous la verrons ensemble, en fin d’article).

Donc autant prendre du recul, et essayer de mieux comprendre. Afin d’agir de multiples façons. 🙂

Tout d’abord, il est important de préciser aussi que l’aboiement est un élément tout à fait normal et naturel pour nos amis canidés.

(Eh oui… Ce n’est ni pour nous embêter, ni pour ameuter tout le quartier ! 😉 )


Et ne constitue donc, en rien, sur le principe, un problème ou un trouble du comportement.

Par contre, ce qui peut rapidement devenir gênant, voire une véritable nuisance pour nous humains, c’est la fréquence de ces aboiements, leur durée, ou leur intensité !

De plus, les jappements ont aussi une part d’origine dans les races de chiens, elles-mêmes.

Certaines, comme chez les chiens de berger, ou les chiens de chasse (terrier, entre autres) sont davantage sujettes aux aboiements.

D’autres, comme les Golden retriever, ou les Labrador, par exemple, sont, par nature, beaucoup plus silencieuses que d’autres.

Mais, bien évidemment, les conditions d’environnement et d’éducation du toutou, vont venir rebattre les cartes !! 😉

Donc complètement inutile, et malsain, de se contenter de : « bah, de toute façon, dans cette race-là, les chiens aboient beaucoup ! ».

Non, non, non… 😉

Vous avez un pouvoir d’action énorme avec l’éducation de votre toutou. 🙂

Cause Aboiements #1 : Une question d’émotions

Une des principales causes d’aboiements, ou plutôt de sur-aboiements de nos toutous est liée… A leurs émotions !

Eh oui, tout simplement.

Et aucunement à une quelconque volonté de faire du bruit, nous déranger… Bien évidemment.

Mais quelles émotions en particulier ?

Bien souvent de l’excitation, de la peur, de la frustration, de la joie également, bien sûr.

Ce sont souvent ces éléments qui guident, de manière générale, les comportements de notre ami le canis lupus familiaris. 🙂

Prenons quelques exemples, pour que cela soit bien clair, et concret pour vous :

Vous jouez avec votre chien et il aboie pour que vous lui relanciez la balle ou le bâton ? C’est de l’excitation.

La sonnette retentit et votre toutou se précipite, en aboyant ? C’est de l’excitation.

Votre loulou est un peu craintif ? Il a tendance à aboyer quand des inconnus s’approchent de lui, en le fixant, et en lui tendant la main ? C’est probablement de la peur alors.

Il aboie derrière le portail, ou la fenêtre quand quelqu’un passe devant chez vous ?

ça peut être de la frustration… Ou de l’ennui.

Il a remarqué que l’heure de la balade était arrivée ? Il vous a vu(e) ou entendu(e) prendre sa laisse, son collier ou son harnais ? Il se met alors à japper ? C’est de l’excitation. 🙂

aboiements chien

Cause Aboiements #2 : Ennui et manque de dépenses

A la frontière des émotions et de la dépense physique, se trouve l’ennui… Bien présent chez bon nombre de chiens.

Couplé à un non-respect de leurs besoins fondamentaux (notamment dépenses physiques et intellectuelles, mastication…), cela peut créer de véritables ravages, côté aboiements ! 😉

Si votre toutou ne sort jamais de son jardin, il vous sera alors très compliqué de ne pas l’entendre aboyer dès qu’un autre canidé, ou un passant, montrera le bout de son nez ou de sa truffe !

Quand les chiens s’ennuient, quand ils ne se sont tout simplement pas assez dépensés, le moindre bruit, la moindre personne, le moindre animal… Se transforme alors en une source potentielle d’attraction !

Et donc d’aboiements possibles !

Après une sortie de 2h, au cours de laquelle il aura bien pu se défouler, il est fort possible que votre toutou soit déjà plus calme dans son jardin !

Et ait autre chose à faire que d’aboyer !

Dormir par exemple. 😉

Cause Aboiements #3 : Un peu d’attention, svp !

C’est la raison d’être de beaucoup d’aboiements de nos toutous !!!  😉

Un grand classique !

Le chien aboie, gémit… ? Alors on lui parle. Ou on le caresse.

Il aboie et apporte son jouet…  ? On se met à (re)jouer avec lui. 🙂

Bref, tous ces comportements, ces réponses sont tout à fait humaines, « normales »… Mais ne font, bien évidemment, qu’entretenir les aboiements du canidé… 🙂

Qui est, bien souvent, à la recherche de l’attention de ses maîtres.

Cause Aboiements #4 : Des renforcements…

Vous devez déjà vous en douter… Nous l’avons un peu abordé avec les lignes qui précèdent.

En parallèle ou en complément des 3 raisons que nous venons d’évoquer, les toutous sont quasi systématiquement renforcés dans leurs aboiements !

Donc surtout, n’espérez pas que ceux-ci disparaissent d’eux-mêmes ! 😉

Mais prenez quelques instants, afin d’analyser vraiment la situation pour comprendre au mieux, a priori, la source des aboiements de votre chien. (Il y en aura très probablement plusieurs, bien sûr).

Pour agir le plus efficacement par la suite. En stoppant, notamment, les renforcements.

Que vous faisiez, involontairement, ou qui étaient plus « automatiques ».

Ces renforcements constituent un vrai « travail de fond », qui permet aux aboiements de s’auto-entretenir !

Par exemple, votre chien aboie dehors lorsqu’il voit passer un congénère, un piéton, une trottinette ? (Peut être à la base, parce qu’il s’ennuyait, ou a eu peur et a donc voulu faire fuir ce chien, ou ce passant… ou ce facteur…) ?
Et comme ceux-ci ne font que passer justement… Eh bien le toutou est auto-renforcé dans son comportement… Systématiquement !

Donc, il se précipitera de nouveau la prochaine fois !

Logique. 🙂 Imparable. 🙂

L’aboiement est désormais devenu une habitude. Un réflexe.

Idem, si vous sortez pour « faire taire » votre loulou. Même pour lui « crier dessus », ou le gronder un peu. Eh bien, il récolte tout de même, dans le pire des cas, votre attention…

Sans parler des fois où vous le ferez rentrer… 😉

De plus, dans bien des cas, « parler » à son canidé, pour lui dire de se taire, est perçu par lui comme un encouragement pour ses vocalises.

Vous faites comme lui : vous communiquez. Même si vous êtes en colère.

(Pour agir sur un aboiement en termes de punition (« positive »),  il faut que votre communication soit bien claire, et compréhensible pour votre toutou.

C’est aussi essentiellement une question de timing : le grondez-vous parce qu’il aboie ? Ou parce qu’il vient juste d’arrêter d’aboyer ??? Cela peut être vraiment confus pour le toutou.
Et il faudrait, surtout, que la punition soit quasi systématique… Ce qui n’est pratiquement jamais le cas.)

Bref, quoi qu’il soit, les aboiements sont quasi systématiquement renforcés quand le canidé aboie dehors. 🙂

Du coup, bien évidemment, pour les solutions à mettre en place, il faudra stopper cela…

Et renforcer… Autre chose. 😉

Les 4 solutions anti-aboiements à adopter

Education chien guide offert

Pour limiter ou prévenir les aboiements, il faudra trouver des réponses aux causes que nous venons de voir.

Sur le principe, c’est aussi simple que cela !

Après, comme tout dans la vraie vie, cela demande des actions concrètes, des tests, des ajustements… :-). Et cela est bien normal.

Voici les 4 solutions que je vous propose pour gérer au mieux les aboiements :

Solution #1 : répondre obligatoirement aux besoins fondamentaux de votre chien

Un vrai travail de fond à réaliser !

Impossible de se soustraire à cela !

Alors, quels sont ces besoins, concrètement ?

Notamment :

  • la dépense physique
  • la dépense intellectuelle
  • la mastication
  • la rencontre de congénères

Une immense majorité de troubles du comportement canin provient de la non réponse à ces besoins !

Pourtant complètement essentiels, et légitimes, de nos toutous.

Il est donc indispensable de pouvoir leur offrir, chaque jour, une belle balade. Idéalement en liberté, afin qu’ils puissent sentir, renifler, prendre leur temps.

Et rencontrer d’autres chiens !

La rencontre de congénères est également un élément fondamental dans le bien-être de nos amis à 4 pattes.

En parallèle des promenades, essayez d’enrichir aussi au maximum l’environnement de votre toutou (surtout s’il est à l’extérieur). Pour qu’il s’occupe… En faisant autre chose que d’aboyer après tout ce qui peut bouger ou faire du bruit, devant chez vous !

Pour cela :

  • objets à mâchouiller (bois de cerf, os en peau naturelle…)
  • jouets kong remplis de nourriture, congelée
  • croquettes/friandises cachées dans votre jardin

Si vraiment vous n’avez que peu de temps à consacrer aux balades journalières de votre toutou, alors soyez vraiment créatifs pour enrichir l’environnement !

Et surtout faites un roulement avec les jouets d’occupation. Pour qu’ils restent motivants pour votre loulou. 🙂

Solution #2 : travailler l’excitation, la frustration

Il s’agit vraiment d’un élément central d’une bonne éducation pour votre chien.

Là, vous porterez vos efforts tout spécifiquement sur les aboiements, bien sûr.

Par exemple, stopper le jeu quand votre toutou aboie pour que vous relanciez sa balle.

Bien attendre quelques secondes de calme, de silence, pour la relancer.

S’il s’excite trop, se met à japper trop en jouant, on interrompt le jeu quelques instants (vous le faites assoir s’il était avec des copains, en le retirant un peu du « groupe », idem si vous jouiez avec lui. Sinon, vous quittez par exemple la pièce où vous étiez avec lui, pour quelques instants).

Solution #3 : empêcher physiquement l’accès aux distractions

Eh oui !

Bien souvent, les solutions de bon sens, simplement logiques… Fonctionnent parfaitement !

Mais ont tendance à être totalement oubliées. 🙂

Votre chien aboie après tout ce qui passe devant votre portail ? Il se jette dessus comme un fou ?

Ou il aboie derrière la fenêtre en voyant passer un autre chien ?

Il voit passer du monde ou d’autres chiens à travers le grillage ou la haie ?

Eh bien, il y a une solution toute simple… Que je vous invite OBLIGATOIREMENT à mettre en place, sinon vous n’aurez pas de résultats !

Cette solution est de condamner l’accès à ces sources de distractions !

Concrètement, si votre chien a accès à devant la maison, eh bien mettez un portail sur le côté, de manière à ne lui laisser que la partie arrière, qui est peut-être plus calme, et sans vis à vis.

C’est par exemple ce que j’ai fait pour mon propre chien !

Votre loulou voit passer du monde à travers le grillage ?

Eh bien soit vous condamnez l’accès à la partie du jardin concernée, soit vous mettez des brise-vues, ou des haies plus importantes, ou de très grosses jardinières… Mais vous masquez OBLIGATOIREMENT la vue.

Il s’excite derrière la fenêtre ?

Eh bien empêchez-le de se mettre derrière celle-ci ! Avec un gros pot de fleur, une petite table, une chaise…

Bref, ce que vous voulez, mais empêchez cet accès !

Cela parait bête comme solution mais elle est en fait, tout simplement, indispensable. 🙂

Important :

Une autre solution, qui peut aussi très bien fonctionner, est de tout simplement laisser son chien à l’intérieur, durant vos absences. Plutôt qu’à l’extérieur.

Les chiens ayant tendance à être craintifs, et du coup, à s’exciter (car ils ont peur) sur tout ce qui peut passer devant chez eux ou faire du bruit, sont beaucoup plus sereins et calmes quand ils sont dedans, chez eux.

De plus, les aboiements ne peuvent ainsi plus se « renforcer ». 😉

Personnellement, c’est ce que je fais avec mon chien.

Assez anxieux par nature, il est très bien dedans, et va se coucher dès que nous partons. Je ne le laisse jamais tout seul dehors (même si l’accès à devant la maison est condamné). 🙂

jappement toutou

Solution #4 : renforcer bien sûr ! Mais autre chose que les aboiements !

Le principe du renforcement positif est très utilisé, bien évidemment, en éducation canine.

Mais comme nous l’avons vu également, il l’est aussi, bien involontairement, pour renforcer de « mauvais » comportements de nos canidés ! 😉

Typiquement les aboiements, les sauts sur les gens, ou sur vous…

Même si vous voulez « punir » votre chien en sortant et en lui criant dessus lorsqu’il aboie, il y a de fortes chances que cela lui apporte ce qu’il veut (votre attention, ne plus être seul, ou peut-être rentrer à la maison…).

Bref, punir le toutou dans ces conditions, évidemment, ne sera pas très intéressant… 😉

Mais surtout, ce qu’on veut, c’est lui apprendre.

Lui faire comprendre le comportement qu’on attend de lui, dans ce genre de situations.

Et qu’attend-on de lui ?

Le fait de rester calme. Le fait de rester silencieux.

Pour développer cela, on va miser, également, sur le renforcement positif ! 🙂

Donc, tout comme gérer l’excitation/la frustration en valorisant le calme, il faut faire exactement la même chose pour les aboiements !

Comment s’y prendre ?

Schématiquement, il faudra tout simplement valoriser (verbalement, friandises…) les comportements de calme, en présence des stimuli qui déclenchaient auparavant les aboiements.

Comment pouvoir le faire si le chien aboie immédiatement ?

On va beaucoup anticiper, et rendre les aboiements impossibles, ou quasi ! 🙂

Par exemple, moi-même, quand nous avons emménagé dans notre maison (avec jardin), je n’ai, les 1ers jours, jamais laissé notre chien aller seul à l’extérieur.

Pourquoi ?

Pas parce qu’il avait peur.

Pas parce qu’il ne fallait pas qu’il s’éloigne de nous.

Pas parce qu’il y avait des choses dangereuses dans le jardin…

Mais tout simplement car je ne voulais pas qu’il puisse aboyer à sa guise, au moindre bruit, ou moindre stimulus visuel ! (Il a tendance, naturellement, à se montrer bien assez bavard !)

Aussi, je suis donc systématiquement sorti avec lui.

Aux moments les plus tranquilles bien sûr, dans un premier temps. Et ai, à chaque fois, valorisé le calme.

Je lui parlais, calmement, pour qu’il reste dans le même état si un bruit commençait à se faire entendre.

Par la suite, en l’exposant davantage (et progressivement) aux stimuli, j’associais quelque chose de très agréable pour lui : des jeux, des objets à mâchouiller…

Et si, parfois, un bruit soudain arrivait, et qu’il se mettait alors à aboyer (pris dans l’émotion – et pas pour quémander notre attention ou un jeu par exemple), alors je jetais au sol quelques friandises, pour qu’il se calme.

(Cela n’a jamais renforcé les aboiements, bien au contraire, mais rapidement stoppé l’émotion à l’origine des aboiements).

Par la suite, je valorisais (et continue toujours à le faire !) quand il restait bien calme alors qu’il entendait beaucoup de bruit (voisins qui parlaient, vent…).

Ou se retrouvait au milieu de beaucoup de distractions (oiseaux qui passent à toute vitesse, voitures au loin, vers le portail…).

Donc, beaucoup d’anticipation, et de renforcement du calme. 🙂

Avec de plus en plus d’expositions, de manière progressive, à des distractions.

Si besoin, en cas d’urgence, des friandises jetées au sol, ou un jeu.

Il sera important, pendant toute la phase d’apprentissage, de bien être vigilant(e).

Par exemple, dès que vous entendrez un bruit au loin, et avant que votre toutou ne se mette à aboyer (ce qui risquerait fort d’arriver), eh bien, optez pour l’une de ces solutions :

  • l’appeler vers vous et prendre un peu de distance par rapport au bruit qui arrive
  • focaliser son attention sur vous, sur un jeu, une friandise…

Vous pourrez ainsi le valoriser, le récompenser de rester calme, sans aboyer, quand le bruit se fera entendre, plus au loin par exemple.

Cela permet de créer une nouvelle situation de réussite. Et donc un nouveau renforcement du comportement que l’on souhaite pour le loulou. 🙂

Bien sûr, être présent systématiquement avec le chien, dès qu’il sort, est à faire, uniquement lors de la phase d’apprentissage !

Une fois celle-ci terminée, il faut continuer à valoriser, récompenser le canidé quand il reste calme 🙂

(Mais plus besoin d’être dehors systématiquement avec lui, bien évidemment).

Mais cela, c’est simplement un plaisir au quotidien !

La fausse bonne idée : le collier anti-aboiement

Voilà un « accessoire » (si on peut appeler ça comme ça !!) pour chien très à la mode actuellement !

Qu’il s’agisse de collier de dressage (pour garder le toutou « sous contrôle », à distance), de collier anti-fugue, ou de collier anti-aboiement, les maîtres se laissent de plus en plus tenter par ce type d’équipements.

Alors, bien sûr, cela est très pratique

Pas besoin de chercher à comprendre pourquoi son canidé aboie.

Pas besoin d’analyser notre propre comportement (et réaliser, par exemple, les renforcements, involontaires, que l’on fait, très probablement)

Pas besoin de s’embêter à installer des brises vues, ou faire quelques aménagements sur notre jardin, ou terrasse.

Pas besoin de perdre du temps à sortir son chien régulièrement, pour qu’il puisse bien se dépenser chaque jour.

Pas besoin de « se prendre la tête » à éduquer son toutou…

On place autour du cou un collier électrique, et c’est réglé !

On peut enfin laisser le chien seul dans la journée…

C’est pas beau, comme solution ? 😉

Ces colliers agissent par différentes simulations, lorsque les chiens aboient : un ou plusieurs bips sonores, vibration, jet de citronnelle, choc électrique…

Mais cet accessoire ne reste, bel et bien, qu’une solution de facilité ! Voire un accessoire de torture !

En effet, bien que présenté comme inoffensif, il peut aussi engendrer beaucoup de problèmes pour le chien (incompréhension, inhibition, anxiété, brouillage des éléments de communication…). Et blessures au niveau du cou (notamment, des irritations, voire d’importantes brûlures, autour des électrodes).

De plus, le toutou ne va absolument rien apprendre… Mais simplement se faire sanctionner à chaque fois qu’il aboiera ??!!

Incompréhensible pour tout bon canidé qui se respecte !

En revanche, je comprends tout à fait qu’on puisse se sentir totalement désespéré(e), en tant que maître, face aux aboiements, aux vocalises ou aux hurlements de son toutou. Car cela peut vite, en plus, entraîner de gros problèmes avec le voisinage.

Mais je vous le répète : il y a forcément une solution, une réponse, niveau éducation.

Si besoin, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un éducateur canin comportementaliste.

Il ou elle pourra venir faire un bilan chez vous. Et vous donner des solutions personnalisées.

Le budget que vous aviez prévu pour l’achat du collier anti-aboiement sera beaucoup plus utilisé ! 😉

chien qui jappe

Apprendre une commande bien utile : Aboyer… Et se taire !

Et cela est très simple, comme nous allons le voir. 🙂

Normalement, l’ordre « Aboie !» est surtout intégré à un dressage plus spécifique, puisqu’il trouve alors, un vrai rôle. 🙂

Pour les chiens de recherche des sapeurs-pompiers par exemple, que j’ai eu la chance de côtoyer quelques temps, l’aboiement est appris car il permet d’indiquer au maître-chien que son chien vient de trouver une personne recherchée.

Le chien reste alors à côté de la victime, et aboie pour prévenir.

(En fait, lui, il aboie surtout pour avoir son jouet et sa récompense !)

Donc pour notre quotidien, a priori, un peu moins d’intérêt. 🙂

Mais c’est toujours un plus pour la relation avec notre loulou.

Et surtout, on va associer à l’aboiement, l’ordre « Silence ! », qui lui, vous sera probablement bien utile !

Je vous propose les 2 techniques ci-dessous :

     >Technique #1 : l’aboiement spontané

 

Il faudra vous munir de friandises, à placer dans votre main ou poche.

Quand votre chien aboie naturellement, vous pouvez l’encourager à continuer. Et le féliciter s’il aboie quelques fois supplémentaires.

Pour cela, vous pouvez être bien démonstratif(ve), pour qu’il comprenne que ses jappements vous font plaisir, et qu’il doit continuer… A ce moment précis ;-). (« Ouiiii, c’est bien… Ouuiiii…. »)

Puis, pour le faire arrêter (c’est tout de même bien l’objectif !), donnez-lui alors la friandise, tout en lui disant « Silence ! » (ou « stop ! » si vous préférez, peu importe le mot).

Le fait de prendre et manger la friandise l’obligera à arrêter d’aboyer. 🙂

Cette fin d’aboiement sera donc associée, progressivement, à la commande « Silence ! » que vous prononcerez systématiquement.

Il vous suffira de répéter très régulièrement ce petit exercice, pour apprendre l’ordre « Silence ! ».

Pour apprendre la commande « Aboie ! », comme vous l’aurez compris, il vous suffira de répéter ce mot dans la 1ère étape de l’exercice. Quand vous souhaiterez que votre loulou continue d’aboyer, et alors que vous vous montrez bien démonstratif(ve).

Répétez l’exercice complet régulièrement. Comme toujours, sur des durées très brèves.

Précaution :

Pour apprendre les commandes « Aboie ! » et « Silence ! » avec cette technique, il est important de choisir des aboiements (que l’on va encourager donc) qui ne soient pas connotés négativement pour votre loulou.
Ainsi, on évitera les aboiements par exemple à la vue de congénères, sur les humains…

On privilégiera les aboiements émotionnellement les plus « neutres » possibles pour votre loulou. Ou connotés positivement, évidemment.

(Et attention à ne pas trop monter en excitation). 🙂

canide qui aboie

     > Technique #2 : l’aboiement créé

Exactement le même principe que dans la Technique #1, mais ici, on va simplement pousser le brave canidé à aboyer.

Et non pas attendre qu’il le fasse naturellement.

  • Prenez une friandise dans la main, approchez-vous de votre brave compagnon,
  • Montrez-lui cette petite chose à grignoter,
  • Faites-la passer au-dessus de son museau (sans qu’il puisse l’attraper), et agitez-la un peu devant lui, pour faire monter son impatience…
  • vous encouragez les 1ers signes de gémissements, d’aboiements…
  • puis les faites stopper, en donnant les friandises, et en plaçant la commande « Silence ! »

Petit à petit, vous faites durer un peu plus les aboiements, en plaçant et répétant la commande « Aboie ».

Puis obtenez le silence, en donnant la friandise et en prononçant le mot « Silence ! » ou « Stop ! ».

En répétant l’exercice, vous verrez que les aboiements, et le silence, viendront très rapidement.

Les fois suivantes (une fois que votre loulou a compris la commande « Aboie ! »), bien sûr, ne montrez plus la friandise. Mais cachez-la, par exemple dans votre dos.

Puis donnez-lui avec le mot « Silence ! ».

Note :

Généralement, les gens pensent qu’il est toujours indispensable d’apprendre au chien à aboyer sur commande, pour lui apprendre le « silence ». Comme présenté ci-dessus.

En fait, ce n’est pas obligatoire ! 😉

On peut aussi directement apprendre la commande « Silence ! ».

Pour cela, il suffit d’attendre les moments d’aboiement de son chien. Puis de capter les instants de silence entre deux aboiements (en période de fin de la séquence d’aboiements), de les valoriser et de leur associer la commande « Silence ! ». Et de répéter cela, régulièrement.

A vous de choisir comment vous préférez apprendre cette commande utile à votre loulou !

Les aboiements : que dit la loi ?

Nous aborderons rapidement ce point. Puisqu’il n’était pas l’objet même de cet article.

Mais une sensibilisation à la loi me semble importante. 🙂

Puisque parfois, les aboiements incessants, ou quasi, de nos toutous, peuvent mener à une procédure juridique.

En effet, au regard de la loi, ils peuvent constituer une nuisance sonore. Qu’ils aient lieu la nuit, ou le jour.

Bien sûr, tout sera une question de durée, de fréquence, d’intensité… chien qui aboie

Le Code de la santé publique (article R1336-5) définit ainsi un trouble du voisinage :

« Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme, dans un lieu public ou privé, qu’une personne en soit elle-même à l’origine ou que ce soit par l’intermédiaire d’une personne, d’une chose dont elle a la garde ou d’un animal placé sous sa responsabilité. »

Aussi, il est donc tout à fait possible, et légitime, de demander à un voisin (qu’il s’agisse du vôtre… Ou de vous-même en fait !) de prendre des mesures pour que son chien n’aboie plus (ou moins).

Dans un premier temps, bien sûr, je vous conseille d’aller tout simplement, et sereinement, en discuter avec votre voisin.

Et selon sa réaction, et les solutions qu’il voudra bien mettre en oeuvre, vous aviserez. 🙂

Démarches auprès de la mairie, intervention de la police municipale qui pourra dresser un procès verbal, constat d’huissier, mise en demeure… Les possibilités sont nombreuses.

Attention aussi à ce que cette intervention ne créé pas d’incidences négatives, ou traumatisantes pour le chien (propriétaire qui s’énerve après lui, mise immédiate d’un collier…).

Enfin, pour terminer, sachez qu’un propriétaire de chien qui aboie de manière anormale, peut faire l’objet d’une amende de 450 euros, voire la confiscation du chien.

Cela vaut la peine de gérer les aboiements via une belle éducation, non ? 😉

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